adidas yeezy 750 boost light grey gum release date pharrell x adidas nmd human race adidas ultra boost uncaged red adidas ultra boost uncaged red adidas ultra boost uncaged releases tomorrow adidas ultra boost uncaged scarlet red adidas ultra boost uncaged black multicolor adidas wmns ultra boost uncaged black multicolor adidas ultra boost uncaged black multicolor adidas ultra boost uncaged black multicolor another adidas ultra boost uncaged multi color was made just for women adidas ultra boost uncaged multi color release date info adidas ultra boost uncaged multi color now available kids sizing adidas ultra boost uncaged multi color first look adidas ultra boost uncaged multicolor coming soon womens adidas ultra boost uncaged multi color adidas ultra boost uncaged multi color womens adidas ultra boost uncaged silver pack release date info adidas ultra boost uncaged metallic silver adidas ultra boost uncaged metallic silver

À Rouen, une jeune femme lance son cabinet de détective privé

Mélissa est détective privé à Rouen. Affaires privées, vols dans les entreprises, en France et à l’international, la jeune femme nous présente son métier, loin des clichés.

 

Mélissa (le nom n’est pas dévoilé par souci de discrétion), 29 ans, est détective privé, àRouen (Seine-Maritime). Déjà dans le métier depuis plusieurs années, elle a lancé son propre cabinet, en novembre 2014 : Conseil & Investigation Privée.

Comment, à 29 ans, décide-t-on de monter son cabinet de détective privé ?
Personnellement, titulaire d’un BTS de commerce international, j’ai d’abord travaillé dans l’import/export. Mais j’ai toujours été interpellée par les injustices, et par le fait que les gens n’ont pas toujours les moyens de se défendre, seuls. Parfois, le recours à la police et aux avocats ne suffit pas. Mon choix s’est donc porté sur le métier de détective privé.

Y-a-t-il une formation spécifique pour devenir détective privé ?
Oui, j’ai suivi un cursus à l’IFAR (Institut de formation d’agents de recherche). J’ai d’abord effectué la prépa de droit de trois mois, puis les cinq mois de formation, et, enfin, trois mois de stage. On y étudie et pratique les techniques de filature, de surveillance, la photo, les questions de droit etc. J’ai décroché mon diplôme de niveau Bac + 3, d’agent de recherche privé, et j’ai été embauchée comme salariée dans le cabinet où j’ai effectué mon stage, dans la région. Depuis novembre 2014, j’ai lancé mon propre cabinet, Conseil & Investigation Privée. Je suis seule détective, mais je travaille également avec d’autres professionnels, spécialistes d’un domaine : cybercriminologues, spécialistes des systèmes de surveillance vidéo, et tout un réseau de confrères détectives. Pour ouvrir un cabinet, il faut le diplôme, l’autorisation d’exercer, la carte professionnelle et un numéro d’agrément, ces trois derniers points étant délivrés par la CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité). La profession a également son propre code de déontologie.

Des affaires variées : du particulier aux entreprises

Quels types d’affaires traite-t-on, en tant que détective, en 2015 ?
C’est très varié, on est loin du cliché dépassé, qui faisait des détectives privés la « brigade des cocus », même si nous traitons encore des affaires d’adultères. Pour être acceptée, toute demande doit être à la fois légale, morale et légitime. Concernant les particuliers, il y a des affaires relatives aux prestations compensatoires, et plus largement à la recherche de débiteurs. Par exemple, quand un ex-conjoint ne paie sa pension alimentaire, sous prétexte qu’il n’en a pas les moyens, alors qu’en fait son train de vie montre l’inverse. Toujours en cas de divorce, il y a ce qui touche aux conditions de l’enfant : retards récurrents à l’école, conduite en état d’ivresse avec un enfant à bord, ou encore le cas d’un père qui va régulièrement au bar avec un enfant, autant de cas auxquels j’ai été confrontée. Autres dossiers fréquents, pour les particuliers, la recherche de personnes disparues.

Et concernant vos clients professionnels, les entreprises ?
Il y a le cas de vols commis par les salariés. Cela m’a amenée à être embauchée par un employeur et à enfiler le bleu de travail pour constater les vols. La surveillance au sein d’une entreprise ne se fait que selon certaines conditions légales. Il y a ensuite les vols commis par des personnes extérieures, sur les chantiers, ou comme cela se fait beaucoup actuellement, les vols de carburants et de palettes. Il y a aussi les dossiers d’arrêts de travail abusif, ou de concurrence déloyale. Quand, par exemple, un ex-salarié, parti d’une société, a signé une clause de non-concurrence, mais lance une activité de même nature dans un périmètre proche, et qu’il faut le prouver.

Dans quel périmètre intervenez-vous ?
Je suis basée à Rouen, où je loue des bureaux, mais j’interviens partout en France, et ma volonté est développer mon activité à l’international. Je me suis déjà occupée d’affaires relatives au tourisme sexuel en Thaïlande, ou bien de cas de Françaises, en état de faiblesse, séduites abusivement par des hommes, en Afrique, sur internet, et qui ont envoyé là-bas d’importantes sommes d’argent.

Filature et enquête de voisinage

Quelles techniques utilisez-vous ?
Les techniques classiques de filature et de surveillance, l’enquête de voisinage, la photo et la prise de vue. Cela requiert de la patience, une filature pouvant prendre de cinq minutes à plusieurs heures. Tout doit également être fait dans le strict respect de la vie privée des gens. Cela m’amène parfois à rencontrer directement les personnes suivies. Cela peut ainsi m’amener à sympathiser avec une personne, dans un bar, afin d’obtenir des informations sur elle. Dans ce cas-là, il y a un jeu d’acteur, un jeu de rôle. Il faut savoir s’adapter à chaque situation.

Vous êtes-vous déjà retrouvée dans des situations dangereuses pour vous ?
Non, pas vraiment, car il faut savoir être prudent. Dès que je sens qu’une situation peut être glissante, je pars.

Vous-a-t-on déjà « démasquée » ?
Non, mais en filature, cela m’est déjà arrivé que des voisins me demandent ce que je faisais là. Dans ces cas-là, il faut savoir trouver la phrase rassurante.

Quels types de preuves rapportez-vous à vos clients ?
Dans tous les cas, j’établis un rapport écrit, puis, selon les dossiers, je fournis des photos, des témoignages.

Femme et détective

Être une femme détective, est-ce un atout ?
Les femmes, de plus en plus nombreuses dans la profession, autrefois uniquement masculine, exercent le métier de la même manière. Toutefois, avec les femmes, les gens sont peut-être moins méfiants. Et notre présence dépoussière l’image que les gens peuvent se faire du métier !

Qu’est-ce qui vous plaît particulièrement dans ce métier ?
Le détective est le dernier maillon de la chaîne, très souvent. Il constitue le dernier espoir pour des gens qui se trouvent en situation de souffrance et de détresse. L’aspect humain dans ce métier est très important. Et chaque cas est différent, chaque cas apporte quelque chose.

Fabien Massin
Journaliste à Côté Rouen

Comments are closed.